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L'expérience vécue dans la pratique du yoga-originel, par les trois pratiques qui font sa Sadhàna (l'Agya) est impossible à mettre en mots. C'est flagrant, ça vous apparaît comme le soleil au matin. On ne peut pas l'expliquer mais on est plein d'un bonheur vrai.

 

Tu me disais, José, hier soir qu'il faut que ce soit simple, simplement avoir du plaisir à méditer. C'est tellement vrai !

 

Je me rends compte surtout que moins je pense plus il y a de plaisir. Quand je suis en train de suivre mes pensées, que ce soit dans la méditation assise ou active, je ne me rends pas compte du bonheur qu'il y a dans la vacuité. Je suis occupée à autre chose et petit à petit c'est la souffrance qui prend la place parce que je ne suis plus consciente de Lui et il me manque.

 

Au contraire dès que je reviens au centre en Lui et que je ne laisse pas le mental faire ce qu'il veut alors, je suis dans la Paix que j'aime tant.

 

Je trouve alors en gardant ma Conscience en Lui au bon endroit par la technique du Saint-Nom le plaisir de méditer, le plaisir de la dédication, du don de soi.

 

C'est à nouveau ce que je vivais aujourd'hui de manière très profonde en faisant mes activités quotidiennes. C'était une satisfaction complète de faire mon travail pour, par et en Lui.

 

La méditation formelle aussi est simple et quand on est simple dans la méditation alors on reçoit le bonheur.... ce n'est même pas le bon mot parce que la conscience de la Béatitude contient le bonheur mais c'est plus que cela, c'est au-delà du bonheur.

 

C'est encore autre chose et quand on le vit, on s'en rend bien compte. Je te disais hier soir que je me sentais comme une plume posée délicatement au milieu du vide. Je ne peux pas dire que j'étais heureuse, que je ressentais le bonheur, c'était bien plus que cela quand on est parfaitement satisfait sans aucun désir, sans pensée, sans sentiment, comblé, assouvi....c'est la béatitude.

 

Je ne voulais rien, je ne cherchais pas l'Amour du Saint-Nom, je ne cherchais pas plus de profondeur, je ne cherchais rien du tout car j'étais pleine de Lui !

 

En même temps,je m'aperçois que je ne peux pas vraiment décrire ce que je ressentais peut-être parce que justement je ne ressentais rien dans le vide...après un moment, j'ai ressentis une grand douceur réconfortante. C'est le mot qui me vient à l'esprit. J'en avais sans doute besoin car souvent c'est la peur qui domine, la peur du vide...je sais bien qui a peur mais ce n'est pas évident de s'en détacher. Là hier soir, j'étais réconfortée par cette douceur et je ne pouvais que m'abandonner à elle. Elle est ce qu'on recherche au fond, ce qu'on essaie de trouver dans toutes les choses extérieures. Mais elle est là, en soi.

 

Elle satisfait complètement et efface toutes les questions. Je me sentais retrouver quelque chose de connu, je savais que je viens de là, que c'est mon origine et que j'y retourne. C'est ma maison.

 

J'étais bouleversée.

 

Quand on sort de la méditation et qu'on rencontre d'autres personnes physiquement ou virtuellement comme par exemple récemment sur FB dans un groupe, plusieurs personnes discutaient à propos du Tao, c'était tellement vain ! C'est tellement peu adapté de discuter, de disséquer, de gloser, de partager des idées d'autres personnes, ça vient du mental et il ne peut pas comprendre la dimension spirituelle. Il suffit de méditer sans pensée, du moins par la méditation de notre pratique avec ses techniques, et cette compréhension vient, qu'on sait être vraie.

 

Je disais la dernière fois avoir compris que les pensées sont vides, qu'elles n'ont rien de concret et que dans la non-pensée, il y a tout, il y a Lui et c'est très concret !! Sa présence est réelle par rapport aux pensées qui ne sont que du vent. Je comprenais récemment aussi que les pensées ce ne sont pas simplement ce à quoi on pense pour assumer son dharma.

 

Quand on vient au monde, on est comme une page vierge et au fur et à mesure que nous grandissons, nous accumulons des connaissances, des expériences bonnes et mauvaises, on nous éduque avec des concepts de notre époque et du pays où l'on vit en général. On commence à avoir des idées sur les choses et les personnes à travers cet accumulation de concepts. On est forgé par tout ce qui nous entoure : nos parents, notre pays, les habitudes, les traditions, tout ce que nos sens perçoivent et que notre mental interprète.

 

Notre existence nous forge et c'est bien pour pouvoir vivre et assumer notre dharma1 dans ce monde.

 

En même temps, le revers de la médaille est que nous fabriquons des opinions, des avis, des croyances, des certitudes et on vit là dedans en voyant le monde à travers ça, il est déformé et chacun a sa propre déformation. On est emprisonné et notre vision est faussée, obscurcie : c'est ça l'illusion, la Maya.

 

La pratique de la voie de la liberté permet de prendre du recul en ayant une base de référence qui est le Saint-Nom dont je parlais avant.

 

L'important est de se rendre compte de ce qui est juste en étant dans le Saint-Nom qui ôte les voiles de nos concepts. On comprend alors ce qui est un concept et qui ne nous est en rien utile pour notre relation à Lui.

 

Pour assumer son dharma, ses responsabilités, il est nécessaire de penser mais il est également essentiel de garder son mental sous contrôle par la méditation sur le Saint-Nom.

 

1/Dharma: devoir sacré

(septembre 2015)

 

 

Tag(s) : #bonheur, #spiritual, #spirituality, #spiritualité, #yoga, #yogaoriginel, #agya

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