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Voici quelques uns des mots que j'utilise souvent et qui méritent une explication selon la voie. Le dictionnaire complet se trouve ici.
 

Agya : c'est le socle de la pratique du yoga-originel, ou Sàdhanà. L'Agya est fait de trois pieds: le Service*, le Satsang* et la Méditation*. L'Agya est aussi une recommandation faite par josé, il sera alors un "Agya-direct". On n'est pas obligé de le suivre quand on est Marcheur*, mais un Chela*, à fortiori un premie* auront à cœur de le suivre.
 
L'Agya-direct ne peut, ni ne doit, aller à l'encontre du libre-arbitre de l'individu pas plus que nuire à ses intérêts fondamentaux. Un Agya du type : ''donne tous tes biens au maître, quitte tout pour le suivre, déshabille toi et couche avec lui '' [par exemple] ne serait pas un Agya, mais l'abus du supposé pouvoir d'un mauvais guru, un escroc et une rupture de la confiance unissant le disciple à son maître [dans le sens compagnonnage du terme].
 
Béatitude : Ananda, Royaume* : c'est l'état de pleine Conscience*. La béatitude* ou ananda, est indescriptible. La béatitude et la conscience qu'on en a sont deux choses différentes: quand on a un peu conscience de la béatitude on ressent de la paix, de la sérénité, une certaine joie. Quand on en a plus conscience, ces ressentis augmentent jusqu'à la félicité, le samadhi.
 
Le Christ nommait l'état de béatitude le Royaume*, ce Royaume qui est en dedans et en dehors de nous. [ ''Logion 3. Jésus a dit : Si ceux qui vous guident vous disent : voici, le Royaume est dans le ciel, alors les oiseaux du ciel vous devanceront. S’ils vous disent : il est dans la mer, alors les poissons vous précéderont ; mais le Royaume est au dedans de vous et il est au dehors de vous.'' évangile selon Thomas]
 
D'autres désignent la béatitude ''la vacuité''. C'est un ''vide'' plein de Conscience, de paix. Le propos de la voie est d'accéder à la Conscience de la béatitude. [satçitanand]
 
 
Conscience  : La Conscience, pour la voie, est le fruit de la Grâce*, via l'incarnation permise par la prise d'ego. C'est la Conscience qui donne des yeux à l'âme et qui lui permet de regarder, à travers eux, la création où l'incarnation évolue, assume son dharma* et accomplit son destin. La Conscience peut être mise dans le profond centre de soi ou laissée à la surface des apparences : c'est le choix de chacun .
 
Détachement : ne pas confondre le détachement avec l'indifférence. Le vrai-détachement n'est pas l'abandon de choses ni des personnes mais l'attachement à l'Amour* de L'Un*, c'est une libération de la dualité et des souffrances qu'elle cause. Pour un disciple sur la voie, le vrai détachement s'obtient par la pratique assidue de la technique dite du Saint-Nom*.
 
Dharma : c'est les responsabilités, le rôle social, notre devoir durant l'existence. Le respect des lois, de la morale du pays et du temps où l'on vit et de nos différentes responsabilités et obligations est un dharma incontournable qui vaut l'Agya* fondamental de la voie de la liberté.
 
Faux-ego : La Bhagavad-Gîtà en parle beaucoup. C'est ce que d'aucuns nomment le mal. C'est l'autre face de l'ego*. Le faux-ego est cette force d'inertie qui, mécaniquement, attache notre Conscience* aux niveaux les plus superficiels et fait tout pour la garder attachée là.
 
Les plaisirs du monde, comme unique intérêt, les instincts primaires comme seules références, la jouissance obsédée, les abus, la haine, la confusion, la dualité, la guerre, les concepts, la folie, l'inconscience, l'inconséquence sont ses créations et il déteste la paix, l'Amour* et le Saint-Nom*. Il est capable de se déguiser en agneau pour mieux tromper le Chercheur* ou le dévot. Il construit tous les pièges possibles pour empêcher l'âme* d'arriver à son but ultime. Seule la Grâce* peut circonvenir le faux-ego.
 
Le faux-ego se déguise quand son ''hôte'' se plaît aux choses spirituelles et religieuses. Il revêt, alors, les habits du moine, du prêtre pour mieux distiller ses concepts, sa confusion. On le nomme alors ego-spirituel.
 
Grâce : la Grâce est le pouvoir du Saint-Nom* capable de donner l'expérience de la Conscience* de la Béatitude*. Ce pouvoir est le seul capable de transcender l'inertie propre à notre nature humaine et de faire que nous puissions nous accomplir spirituellement et trouver la paix véritable, venue du dedans. La Grâce ''coule'' en nous tout le temps. Pour s'en remettre à elle il faut placer sa Conscience là où elle se trouve. Le moyen de parvenir à cette fin est l'Observance* de l'Agya*, c'est à dire la pratique assidue du yoga* de la voie-originelle.
 
Méditation : c'est la pratique de techniques enseignées lors de la révélation*. La Méditation a pour propos de permettre à la Conscience* de se mettre dans un ''endroit'', à l'intérieur de soi, où le faux-égo* n'a pas sa place, afin de se connecter au Saint-Nom*. Elle permet de se centrer.
 
Les chrétiens disent oraison, prière muette pour Méditation et quand le Christ se retirait loin du regard des autres [disciples et apôtres y compris] pour aller prier , c’était pour méditer, s’abîmer [aller profond] en prière [sous-entendu muette].
 
 
Saint-Nom  ou Verbe, Satnam, Esprit-Saint, Te, Brahman, Purusha, Kewali Kumbhaka, àkàsha ou Shabda Brahman dans la littérature yogique classique :
 
-Désigne trois choses: 1/le principe transcendant -voir plus bas- 2/la sensation, ou feeling, que l'on ressent en ayant conscience de Lui 3/la technique de Méditation* permettant d'en prendre conscience qui est une des quatre techniques de Méditation enseignées au cours de la Révélation*. La technique du Saint-Nom se pratique de deux façons :
 
1/ Assis [façon zazen], en ne faisant rien d'autre, au début de chaque méditation* formelle.
 
2/ En action, tout en vaquant à ses occupations quotidiennes, c'est le Service*. Cette technique est invisible au regard et peut se pratiquer partout, même en pleine rue, sans que quiconque ne s'en rende compte.
 
-Désigne le principe transcendant qui réside en l'homme, comme en toutes choses vivantes, et qui est une émanation de ce que la voie nomme L'Un*. Le taoïsme dit Te et Tao. Le Tao est L'Un et le Te est le Saint-Nom.
 
On le désigne aussi par le mot Verbe. Certains lui donnent le nom de pràna même si cette acception est réductrice, aux yeux de la voie, à cause de l'affirmation que le pràna, est amené au corps par l'inspiration de l'air et que si le pràna est fait de Saint-Nom il n'est pas le Saint-Nom.
 
On peut lui donner le nom de Saint-Esprit, celui dont il est question dans le Nouveau-Testament. Le mot Esprit traduit dans le Nouveau Testament le mot grec Pneuma [littéralement Souffle]. C'est pourquoi l'étude du Saint-Esprit est appelée la pneumologie
 
Par la Méditation sur le Saint-Nom, assise ou en action, on met notre vrai-soi; la Conscience, en Lui et cela nous fait ressentir ses caractéristiques, ses qualités intrinsèques que les mots: Amour*, paix, joie, sérénité peuvent qualifier  [même imparfaitement].
 
Satsang : littéralement ''compagnie-de-la-vérité'' c'est un des trois pieds de l'Agya* fondamental de la voie, avec le Service* et la Méditation*.
Le Satsang est une sorte de monologue parlé et/ou écrit, inspiré directement du Saint-Nom*. Pour donner Satsang il est absolument nécessaire de méditer avant. Pas nécessairement longtemps mais au moins jusqu'à ce que le feeling du Saint-Nom, cette sorte de ''sourire-intérieur'' soit à notre Conscience*.
 
Le Satsang est toujours improvisé, ce n'est pas un exposé réfléchi. Une page du blog est consacrée au Satsang.
 
 
 
 
Service [n.m] : c'est la pratique de l'Agya* qui correspond à la Méditation*-active, au non-agir des taoïstes zen et dont il est question dans la Bhagavad-Gîtâ. Cette pratique consiste à pratiquer la technique du Saint-Nom* tout au long de la journée, en faisant tout ce que l'on doit faire. C'est dans le Service que l'on rencontre la Grâce*. Le but de la voie n'est pas l'éveil* mais la Réalisation* et la Réalisation se fait dans le Service.
 

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