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La spiritualité n'est pas un hobby qu'on pratique une ou deux fois par semaine et qu'on oublie le reste du temps. La vie entière peut devenir spirituelle comme le dit la pratiquante du yoga-originel dans ce texte où l'expérience vécue au quotidien est évidente.

 

 
Si je devais aujourd’hui qualifier mon état de conscience, je dirais simplement que je suis au bon endroit à faire ce que je dois faire en tant qu’être humain, je parle bien sûr au niveau spirituel et pas au niveau du dharma (notre existence matérielle) même s’il en fait partie aussi.
 
Ce que je veux dire c’est que je sais intimement que je suis exactement au bon endroit à faire exactement ce qui a été prévu par le Créateur. De quoi s’agit-il ? De méditer. Quand : maintenant et cela dans l’observance de l’Agya.
 
C’est une pratique qui se fait du matin au soir, il y a toujours un des pieds de l’Agya qui se pratique quel que soit le moment de la journée. Ma vie est entrée dans la spiritualité. Ma vie est entrée dans l’Agya et elle est devenue spirituelle.
 
L’autre jour, j’avais cette image qui m’est venue à l’esprit : le Saint-Nom est en toile de fond, sous-jacent et portant toute la création, il est présent au-dedans et au dehors et nous, on vit là sans y faire attention, sans y prêter toute l’attention qu’il mérite et il nous manque quelque chose alors on cherche
 
Mais quand on est dans la pratique de la voie de la liberté, du yoga-originel, on prend conscience de sa présence et cela de plus en plus et de plus en plus profondément. On se rend compte qu’on en fait partie, qu’on entre dedans, dans cette création parfaite de Dieu alors notre vie devient complète.
 
Je me sens entière dans ce monde, dans cette création et sur cette voie, ce chemin spirituel qui me permet d’être consciente du Saint-Nom qui, lui, est sous-jacent à tout. Alors forcément, par effet induit, par conséquent, quand on est conscient de l’essentiel, de la base, de la racine, de la source, alors on devient conscient de tout le reste dans notre vie….. par exemple de ne pas mettre son chariot en travers de l’allée du magasin, de l’impact de nos actes sur soi-même, les autres et le monde. On est conscient de l’interaction des choses et des hommes entre eux.
 
Quand on pratique avec une certaine constance et profondeur, on prend conscience aussi que nos pensées ne sont pas si importantes. Ce ne sont pas les pensées, ni notre mental, ni notre intelligence qui nous permettent d’aller dans cette dimension de la Béatitude, dans la dimension du Saint-Nom, dans la dimension de l’âme.
 
Ce sont des plans différents. Je remarque nettement aujourd’hui ces différents plans et leur imbrication. Le corps, le mental et l’âme. Si nous avons cette faculté de penser, que nous avons un cerveau ce n’est pas pour rien. Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas penser pour accomplir ce qu’on a à faire dans ce monde, heureusement que nous pouvons penser ! C’est bien. Mais ce n’est pas avec nos pensées qu’on peut entrer dans la conscience des choses subtiles, dans la conscience du Saint-Nom. Pour écouter la Musique intérieure ou voir la Lumière, moins on pense mieux c’est.
 
Quand on le comprend, ça facilite les choses parce que je vois bien que ça ne sert à rien de cogiter sur la pratique, de réfléchir sur moi dans la pratique. Est-ce que je pratique bien, est-ce que c’est juste, est-ce que c’est la bonne posture etc. Ces pensées-là ne finissent jamais. Les pensées ne m’aident pas à pratiquer parce que l’observance de l’Agya, la méditation, le Service et le satsang se font et ne se pensent pas. On n’y réfléchit pas, on le fait. Sur notre voie, le faire se fait dans le non-agir et ça peut sembler parfois paradoxal mais c’est une autre histoire.
 
Quand on a soif de Paix, de Vérité, qu’on se rend bien compte qu’il nous manque quelque chose que le monde ne peut pas nous donner. On peut assouvir un certain nombre de désirs mais on n’en est jamais complètement satisfait. On ressent toujours un petit arrière-goût d’insatisfaction, de manque.
 
Quand cette soif est plus forte que tout on s’engage sur cette voie spirituelle qu’est la voie de la liberté avec toute son âme. Si on s’engage avec une toute petite cuillère, on ne récoltera pas tant des bons fruits de cette pratique, même si ce n’est déjà pas si mal, mais si on y va avec un grand seau alors on aura plus de conscience, plus d’Amour, plus de Paix, de satisfaction, de plénitude dont on a tellement besoin !
 
Quand je médite comme on me l’a montré avec une posture intérieure à peu près dans le cadre, je me sens pleinement à ma place à faire ce qu’il faut. C’est ça qui est incroyable ! On peut se triturer les méninges, se poser des tas de questions, lire des quantités de livres, savoir des quantités de choses, on peut pratiquer des rituels incroyables et nombreux et finalement ne pas toucher à cet essentiel, cette vérité qui est là en soi. On peut l’effleurer de temps à autre sans le savoir mais quand on veut s’y plonger à fond, approfondir cette conscience de la Vérité et bien cette pratique du yoga originel le permet.
 
Je peux aller de plus en plus profond et je comprends de quoi il s’agit quand on parle de spiritualité, de vie spirituelle, quand on parle d’humilité, de simplicité, de compréhension. Quand on a passé le pas d’aller sur cette voie et de le faire avec constance et sérieux, on récolte ses fameux bons fruits du bon arbre et on est ébahi, époustouflé par ce qu’on peut reconnaître, y vivre. Je n’ai plus de mots.
 
(juin 2016)
 
Satsang sur le même thème écris par le guide de la voie Sri Hans Yoganand
 
 
Tag(s) : #yogaoriginel, #yoga, #bonheur, #spiritualité, #spirituality, #vérité

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