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Il est possible de sortir de la souffrance causée par nos attachements. Ce texte aborde ce sujet au vue de la pratique du yoga-originel. L'auteur raconte la transformation intérieure de sa vie et le bonheur d'être libre de cette vaine souffrance.

 

J'ai lu un twitt qui disait que c'est fatigant de toujours avoir raison. Ce n'est évidemment pas le fait d'avoir raison qui est fatigant mais c'est de s'accrocher à vouloir avoir raison à tout prix sans accepter de se remettre en cause, sans même simplement lâcher le morceau qui est fatigant.

C'est cet attachement à ses idées, à ses pensées, à ses concepts, l'attachement à tout ce qu'on croit être soi qui forme une bulle autour de nous et que nous transportons et projetons partout qui est fatigant. On vit dans cette existence avec ce regard plus ou moins flou qui rend le monde gris comme disait un autre twitt.
 
Ce n'est pas le monde qui est gris et l'espérance qui lui donnerait des couleurs ! C'est notre vision qui est grise à force de voiles obscurcissants : ce sont nos attachements à ce qu'on croit si important mais qui n'est finalement que du vent.
 
Nous voyons bien, nous les pratiquants du yoga-originel que les mots, que les pensées, les connaissances, les savoirs ne servent à rien que ce sont vraiment les actes qui comptent : just do it.
 
Après on parle de non-agir, de non-pensée et cela semble en contradiction avec le fait de faire mais à force de pratique, d'observance de l'Agya la compréhension vient et ce paradoxe n'en est plus un. On comprend que pour être dans le non-agir, il faut y aller volontairement, méditer sur le Saint-Nom et on se rend bien compte que la force qui nous tire hors de nous, hors du Saint-Nom, hors du non-agir est grande et qu'il faut une certaine détermination pour y rester, ça ne se fait pas tout seul.
 
La plupart des gens sont dans la confusion, dans un état de souffrance sans savoir comment en sortir ni même qu'il est possible d'en sortir qu'il y a un moyen de prendre du recul, de se mettre à côté, d'être en retrait de cette confusion dans laquelle on vit et qu'alors on est dans la vraie vie, dans la Vérité dans quelque chose de bien plus grand que cet amas de concepts, de peurs, d'attachements.
 
C'est ainsi et c'est bien. On est incarné, Dieu nous a donné la vie justement pour qu'on puisse connaître cette dualité, cette confusion et qu'on revienne à Lui volontairement en ayant gagné la Conscience. Sans incarnation et donc sans dualité pas d'union en conscience possible. C'est pour aller volontairement vers cette union que nous sommes ici avec notre libre-arbitre, le choix de dire oui.
 
Quand on a assez souffert de ce manque de Lui, de ce vide, de ce trou, de ce manque d'union à la Béatitude, souvent sans savoir l'identifier alors, la soif est grande et permet de nous tourner vers Lui concrètement. On a soif de faire ce qu'il faut pour se rassembler, pour s'unir à Lui au-delà des pensées.
 
La pratique d'une voie spirituelle comme celle où je vais apparaît alors comme un chemin nécessaire. Quand on connaît ce yoga-originel en y étant engagé avec constance et détermination, on voit bien qu'il est puissant, qu'il englobe toute l'existence et que ce qu'on peut y recevoir dépasse toutes les espérances.
 
On n'est pas obligé non plus de devenir premie* d'ashram pour en avoir des bénéfices certains. Je suis amoureuse, ébahie, époustouflée par le Saint-Nom que j'aime, que ce soit par la Musique qui m'envoûte ou par la Lumière qui me coupe le souffle, je suis appelée là par la force des choses.
 
Au fil des incarnations, l'âme s'affine et se rapproche de son Créateur et finit par y retourner, c'est ainsi et on n'y peut rien.
 
Aujourd'hui c'est bien ou c'est moins bien qu'importe au vu de toute l'éternité et pourtant, je suis souvent là à me plaindre, ou à être insatisfaite....je fais des caprices d'être humain, c'est tellement vain mais je ne m'en rends pas toujours compte tout de suite...
 
De toute manière, nous sommes dans le courant qui nous mène à Lui, alors on peut profiter du voyage, être sur le bateau au sec et à l'abri, heureux et dans l'harmonie de sa Grâce, c'est quand même bien plus agréable que la souffrance, la confusion et un mental qui ne fait que ce qu'il veut.
 
Je me souvenais l'autre de jour de l'état dans lequel j'étais vers 20-25 ans suite à une séparation douloureuse ou plus tard et pour d'autres raisons, je vivais dans la peur continuelle du lendemain. Je me rends compte que tout tournait dans ma tête sans arrêt, sans contrôle et me rendait si malheureuse, si amère, si agressive contre le monde entier !!! J'étais prise dans un mental qui débordait sans secours possible et cela sans pause, sans arrêt et sans ralentir bien au contraire.
 
Je vois maintenant que je pratique le yoga-originel, après un certain temps de mise en place, que cet état confus n'existe plus, mais plus du tout. J'ai un peu oublié ce temps de ma vie si difficile où je ne savais pas encore méditer ! Je m'étais fabriqué moi-même cette souffrance.
 
Je suis émerveillée et reconnaissante aujourd'hui de vivre en conscience du Saint-Nom, de son Amour, de sa Paix, de la Béatitude. L'Agya est si puissant qu'il nous met à l'abri aussi souvent qu'on en a envie ou besoin. Mais c'est à nous de nous y mettre, à l'abri : c'est ça le libre-arbitre.

* premie : amoureux de Dieu et quatrième degré de la pratique du yoga-originel
 
(août 2016)

Satsang sur le même thème écris par le guide de la voie Sri Hans Yoganand
 
Tag(s) : #yogaoriginel, #yoga, #spiritualité, #bonheur, #spirituality, #détachement

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