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Si on met tous ses espoirs dans ce que nous offre la société humaine, on risque bien d'être déçu, frustré, de voir le sens de sa vie s'effondrer. Nous portons en nous un « doudou » qui nous donne toute la consolation, la bienveillance et l'amour qu'il nous faut.

 

 
C’est l’histoire de quelqu'un que je «connais» sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’une dame très pratiquante, engagée et active dans sa religion qu’elle suit à la lettre.
 
Et puis un jour, elle apprend qu’elle a une maladie chronique, elle n’a pas de travail et vit avec presque rien dans un pays qui ne s’occupe pas beaucoup des pauvres, elle apprend quelques jours plus tard qu’elle allait se faire mettre à la porte de son logement dans les jours qui suivent, ensuite, elle a eu un accident de voiture la veille de son départ qui a démoli son véhicule et enfin, son père âgé a été transporté d’urgence à l’hôpital…
 
Elle a demandé de l’aide à ses amis, ses connaissances, autour d’elle pour avoir un camion et un endroit pour déposer ses affaires, aider à transporter tout ça. Elle ne savait pas où aller et a besoin d’aide matérielle mais aussi psychique.
 
Cette femme continue malgré tout à poster sur les réseaux sociaux, sans doute son seul soutien, en mettant des «namste» un peu partout, des petits cœurs et autres «bonne journée les amis» entre les messages moins réjouissant sur sa situation et son état.
 
Aujourd’hui, elle a déversé son cœur dans un post plus long où elle explique que personne n’est venu l’aider dans son déménagement, que personne n’est venu lui tendre la main, que toutes les personnes à qui elle a pu parlé de vive voix lui ont refermé la porte au nez, les amis, les frères et sœurs de son temple. Elle n’a eu aucun soutien de nulle part.
 
Elle disait s’être beaucoup investie, engagée dans ses relations humaines et en retour elle n’a rien eu. Elle était déçue, amère, dans un état d’incompréhension totale de la part d’êtres humains «spirituels», de la part d’une société égocentrique, froide, sans cœur, sans solidarité.
 
Elle était profondément malheureuse de voir ce manque de gentillesse, d’amitié, de conscience de la part des autres et en particulier des gens avec qui elle vivait sinon des moments de grande dévotion, que l’être humain est fait pour s’entre-aider, pour s’entre-aimer.
 
Sa vie, sa raison de vivre, ses concepts s’effondraient. Je lui disais qu’elle mettait trop d’espoir dans ses relations humaines, trop d’investissement d’elle-même, trop d’affect dans ces choses du monde. Ce n’est pas là qu’elle va trouver la Paix dont elle a tant besoin. Elle me répondait « Il y a une tempête en moi, il n’y a plus de paix ».
 
Je me rendais compte que pour nous les pratiquants du yoga-originel, on sait comment aller trouver cette Paix intérieure malgré les circonstances extérieures. On peut s’y reposer et y trouver l’Amour, la consolation, la bienveillance, la tendresse, la paix, la sérénité, la compassion dont on a tant besoin. Tout est là en nous, et nous savons comment faire ! Cela n’enlève rien à la situation matérielle difficile, mais cette femme souffrait inutilement en plus de voir son espoir dans la société humaine disparaître.
 
Quand on pratique déjà avec plus de constance et de profondeur, on a du recul et on n’est plus affecté par ce genre de réactions de la part du monde. On sait que ce n’est pas là qu’on va trouver le réconfort et on sait où le trouver.
Cette Paix intérieure dans laquelle on peut plonger profondément est toujours présente, elle nous aime sans condition 24/24. On peut se réfugier dans notre trésor intérieur, c’est tellement bon, alors après les réactions des gens, les événements, les choses ne nous mettent plus dans tous nos états, on vit de manière sereine, équanime.
 
Cette femme n’a pas trouvé dans sa religion le réconfort qu’elle cherchait, elle n’y a pas trouvé la consolation dont elle avait besoin, l’Amour qui pourtant n’attend d’elle que sa conscience. Elle pratique à fond mais n’en retire rien qui puisse l’aider à traverser l’existence. Elle n’est pas en mesure d’être dans la Paix intérieure, pourtant elle est là. Elle pourrait ressentir la présence de Dieu en elle et son action dans sa vie.
 
Quand on s’en remet à lui par la pratique du yoga-originel, on voit sa vie comme portée, on est sur des rails et sa Puissance nous amène là où il le faut quand il le faut. Quand on est dans la pratique, on est dans la Guidance, cette force qui nous fait dire que c’est le doigt de Dieu qui agit pour nous dans nos vies. On a aussi des ennuis, des pépins, des difficultés, mais on les prend avec recul, discernement, détachement, dans le non-agir et les choses s’arrangent pour le mieux. On a un autre regard sur notre existence et moins d’affect, d’états d’âme qui nous pourrissent la vie.
 
Je me suis rendue compte avec cette femme du changement qui s’est produit en moi depuis que je pratique le yoga-originel. Elle complètement désespérée alors qu’elle pourrait plonger sa Conscience dans le Saint-Nom et retrouver, savoir, connaître son Amour et le sens de sa vie qui n’est pas d’avoir des relations humaines. Elles ne sont pas inutiles mais ce n’est pas le but premier.  Quand on est trop investi, trop affecté par les choses et les gens, on devient malheureux et c’est bien dommage parce que cette Paix est tellement belle et elle ne dépend pas des autres, de personne ni de rien !
 
Il peut y avoir une tourmente à l’extérieur, on être dans le pétrin, ce n’est pas exclu mais on transporte notre doudou en soi. Évidemment, c’est mieux quand on peut compter sur quelqu’un pour nous aider matériellement comme d’avoir un camion pour déménager mais notre bonheur ne doit pas en dépendre.
 
(avril 2017)
 
Satsang sur le même thème écris par le guide de la voie Sri Hans Yoganand
 
 
 
Tag(s) : #spirituality, #spiritualité, #yoga, #yogaoriginel, #paix, #guidance, #bonheur

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