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Le texte de cette pratiquante du yoga-originel est tout simplement beau. Il résonnera peut-être en vous si vous le lisez et si vous ne le lisez pas, vous ne pourrez pas savoir. Pour connaître cette Perfection divine, il faut aller y voir pour savoir.

 

Je me sens comme un oiseau sur une branche prête à m'envoler, à me laisser porter par la Grâce et la Guidance, à me laisser mener comme elle veut et où elle veut sans être attachée à ma branche. J'ai la sensation d'être en total harmonie avec elle.

Je me laisse vivre et je profite de ce voyage qu'est cette existence sur la terre. J'apprécie les plaisirs qu'elle m'offre, les moments agréables par exemple quand nous mangeons dans notre jardin. Il y a beaucoup de choses agréables dans la vie et pourquoi ne pas en profiter, si on peut tant mieux, il n'y a pas de soucis.

Mais ce n'est pas ça l'essentiel, on peut en retirer un certain bonheur, bien sûr, se sentir bien, être heureux de partager ses moments avec nos proches ou nos amis. Mais la Conscience de la béatitude qu'on peut avoir quand on observe l'Agya ça n'a rien à voir, c'est autre chose de bien plus profond.

Quand je suis dans la béatitude, je sais que c'est ce qu'il me faut, que c'est ce dont j'ai tellement besoin. Je sais que c'est cet état-là qui est le bon, qui me comble : la Conscience du Saint-Nom.

C'est dans cet état que j'ai envie d'être le plus souvent possible parce que j'y suis bien, parce que je me sens complète, pleine, et il n'y a pas d'autres raisons que simplement l'Amour reçu et rendu, la reconnaissance de cette possibilité d'être en Lui et de se sentir comme ce petit oiseau qui s'envole dans les airs et qui ne se pose pas tant de questions sur sa vie, son avenir, ce que pensent les autres de lui. Il vit. Dieu s'occupe de Lui et de nous tout autant si on veut bien Lui laisser les rênes de notre vie.

Il n'est pas nécessaire de se prendre la tête mais je sais bien que la vie que je mène à l'ashram est facile, heureuse ! Je le sais. Mais cela n'empêche pas que la Grâce est là et que si on s'en remet à elle, la vie devient plus belle, plus facile, plus harmonieuse, plus simple.

Chacun doit le voir et le vivre pour soi-même. Faire comme il peut et comme il veut. C'est là qu'intervient notre fameux libre-arbitre, on peut pratiquer ou ne pas pratiquer. On peut le faire ou pas mais surtout aussi bien qu'on le peut. C'est le non-agir, on fait au mieux sans attendre de résultats.

J'ai mis du temps avant de comprendre que faire au mieux, ne veut pas dire faire parfaitement bien. Comme on peut, c'est comme on peut en fonction de sa vie, des circonstances et de sa propre météo, comme tu disais José.

J'avais interprété "faire de son mieux" par "faire parfaitement" mais je suis un être humain et je ne suis pas parfaite par définition. Mais le faux-égo aime à nous tromper…accepter d'être faible, de ne pas être parfait est justement une posture d'humilité qui n'est pas évidente.

Pourtant c'est bien la posture qu'il faut avoir, arrêter de se battre, de vouloir faire soi-même, vouloir être parfait ! Quelle vanité, quand même ! C'est complètement faux.

La perfection est en nous bien sûr puisque le Saint-Nom est en nous et on peut se tourner vers elle, se soumettre à elle, on peut la reconnaître, on peut en profiter surtout en être conscient.

Quand je suis dans la béatitude, je suis dans la perfection et c'est si parfait, si beau que j'en suis sans voix. Mais ce n'est pas moi qui suis parfaite, c'est le Saint-nom en moi, la seule chose que je peux faire est de me soumettre à Lui par la pratique pour pouvoir être consciente de Lui le plus possible parce que j'aime cette beauté, cette perfection, parce que j'aime son Amour.

Là, je comprends que je ne peux pas être parfaite et que cela n'a aucun sens, aucune utilité. C'est exactement le contraire.

Effectivement, c'est quand on le vit qu'on s'en rend compte, au départ, il faut la foi, le besoin de lui par dessus tout, la soif de paix, la soif de Lui. Il faut se jeter à l'eau, se jeter dans la pratique parce qu'on en a besoin, parce qu'on sent bien que c'est ce qu'il nous faut.

Ensuite, tout au long de la pratique, ce n'est rien d'autre que de prendre conscience qu'on a tellement besoin de Lui, que c'est si vital d'être dans cette pratique qu'elle devient la chose la plus importante dans l'existence. En tout cas pour moi, mais je suis premie d'ashram évidemment.

(janvier 2014)

Satsang sur le même thème écris par le guide de la voie

Sri Hans Yoganand ji

 

Vivez, vous êtes en vie

Être dans l'harmonie

Motivé par la soif

 

 

 

Tag(s) : #bonheur, #méditation, #spiritualité, #spirituality, #yoga, #yogaoriginel, #conscience, #Grâce

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